Un film, une philosophie, une collection
« La croissance a sa saison. Il y a le printemps et l’été, mais il y a aussi l’automne et l’hiver. Et puis de nouveau le printemps et l’été. Tant que les racines ne sont pas coupées, tout va bien et tout ira bien. »
C’est avec ces mots du personnage Chance le Jardinier, dans Being There (Bienvenue Mister Chance, 1979), que Wes Gordon ouvre le récit de la collection Printemps-Été 2025 de Carolina Herrera. Une référence qui va bien au-delà de l’esthétique, traduisant une philosophie du vêtement : prendre soin de sa garde-robe comme d’un jardin, cultiver la beauté avec patience et attention.
Ce lien avec la nature, avec le cycle des saisons et la fugacité de l’instant parfait, est la trame de cette collection où chaque pièce est pensée comme une fleur, épanouie à son apogée.
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(L-R) A model is seen on the catwalk at the Monse fashion show during New York Fashion Week, February 9, 2025.
(Photo by Jonas Gustavsson for The Washington Post)
(L-R) A model is seen on the catwalk at the Monse fashion show during New York Fashion Week, February 9, 2025.
(Photo by Jonas Gustavsson for The Washington Post)
(L-R) A model is seen on the catwalk at the Monse fashion show during New York Fashion Week, February 9, 2025.
(Photo by Jonas Gustavsson for The Washington Post)
(L-R) A model is seen on the catwalk at the Monse fashion show during New York Fashion Week, February 9, 2025.
(Photo by Jonas Gustavsson for The Washington Post)
(L-R) A model is seen on the catwalk at the Monse fashion show during New York Fashion Week, February 9, 2025.
(Photo by Jonas Gustavsson for The Washington Post)
(L-R) A model is seen on the catwalk at the Monse fashion show during New York Fashion Week, February 9, 2025.
(Photo by Jonas Gustavsson for The Washington Post)
(L-R) A model is seen on the catwalk at the Monse fashion show during New York Fashion Week, February 9, 2025.
(Photo by Jonas Gustavsson for The Washington Post)
(L-R) A model is seen on the catwalk at the Monse fashion show during New York Fashion Week, February 9, 2025.
(Photo by Jonas Gustavsson for The Washington Post)
(L-R) A model is seen on the catwalk at the Monse fashion show during New York Fashion Week, February 9, 2025.
(Photo by Jonas Gustavsson for The Washington Post)
Un jardin en pleine floraison sur le podium
Comme dans un tableau impressionniste, la collection oscille entre structure et fluidité, entre précision du tailoring et exubérance florale.
- Jacquard en lurex fleuri : il éclot sous forme de robes colonnes sculpturales et de jupes crayons impeccablement coupées, capturant la lumière avec un éclat subtil.
- Broderies scintillantes en fil d’or : elles viennent illuminer des manteaux spectaculaires et des robes d’apparat, comme si chaque point était une graine semée dans un jardin de couture.
- Bleu bleuet en majesté : couleur phare de la saison, il s’exprime dans une robe colonne plissée à l’infini ou dans des dentelles délicates, évoquant un ciel d’été à l’aube.
- Rosettes de soie sculpturales : façonnées à la main, elles apparaissent sur les hanches des robes, sur des jupes volumineuses ou encore en bustier dramatique, en hommage aux pétales éphémères d’une fleur qui s’ouvre.
Chaque silhouette capture ce moment parfait où la nature atteint son apogée, avant que le vent ne disperse les pétales et que le cycle recommence.
Une palette inspirée de Sonia Delaunay
Si la nature est omniprésente, c’est une œuvre du Metropolitan Museum, Rhythm Color de Sonia Delaunay, qui infuse la palette chromatique de la collection.
Les couleurs se croisent et s’entrelacent comme les feuillages et les jeux de lumière dans un jardin secret :
- Jaune soleil et rose fuchsia évoquent la chaleur d’un matin d’été.
- Vert profond et bleu nuit rappellent l’ombre des feuillages et le mystère du crépuscule.
- Beige poudré et blanc lumineux apportent une touche de douceur et de légèreté, comme une brise qui caresse la peau.
Ce dialogue entre nature et abstraction picturale enrichit la collection d’une dimension artistique qui dépasse la mode pour toucher à l’émotion pure.
Wes Gordon, jardinier du style Herrera
Depuis son arrivée chez Carolina Herrera, Wes Gordon insuffle à la maison un souffle romantique et audacieux, modernisant son héritage tout en restant fidèle à ses lignes sophistiquées et féminines.
Avec cette collection Printemps-Été 2025, il propose une vision où la mode devient un acte de soin, de patience et de contemplation. Comme on entretient un jardin avec amour, il invite la femme Herrera à cultiver une garde-robe intemporelle, à apprécier chaque vêtement comme une fleur en pleine éclosion.
Un printemps couture, entre luxe et délicatesse, éphémère et éternel.